Une exposition sur l’impressionnisme qui s’ouvrira à la fin
du mois de mars à Cologne comptera un invité surprise : un faux venant d’être
démasqué par les études de laboratoire préparatoires à l’exposition. Ce paysage des bords de Seine à Port-Villez (Yvelines), signé Monet, a été
examiné par l’équipe de restauration du musée Wallraf-Richartz et de la Fondation Corboud.
Cette composition, qui
montre une grosse colline assez maltraitée en fond, avec une palette sans les
nuances vibrantes habituelles chez le maître de l’impressionnisme, a rapidement
éveillé des doutes chez les conservateurs et restaurateurs.
Dès les premières analyses,
ces doutes se sont renforcés. Les radiographies aux rayons X ont en effet
révélé un dessin préparatoire à la composition.
Or Monet faisait éclater
ses couleurs à même la
toile. Contrairement à ce qu’il prétendait lui-même, il ne
peignait pas des paysages uniquement en pleine nature. Il pouvait réaliser
l’œuvre en atelier, à partir d’études peintes in situ. Mais une
construction aussi formelle aurait contredit son propos de recherche de la
lumière et de l’éclat des couleurs.